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15 septembre 2014

N pour Nightlife


Nightlife.  Voici sûrement un mot qui ne risque pas de t'affecter dans les prochains mois.  De toute façon, tu es toujours mineure et tu as mieux à faire que d'essayer d'entrer dans les bars comme dans le film 1987 que nous avons eu la chance de voir ensemble.

Montréal est reconnue pour son activité nocturne.  D'abord, le Québec où l'heure limite de fermeture des bars est fixée à 3:00 est une des plus libérale en Amérique du Nord.  Certains établissements font même du after-hours en fermant à 5:00, cessant la vente d'alcool à 3:00.  En Ontario, les bars ferment à 2:00, comme c'est le cas dans la plupart des provinces, sauf Terre-Neuve et Labrador.  Aux États-Unis, ça varie par état et même par comté, mais mise à part la région métropolitaine de New-York, Vegas (ça ne ferme jamais), Hawaii et l'Alaska, la norme est de fermer à 2:00.   Ainsi, pour les gens qui veulent s'éclater, Montréal est une destination toute indiquée.  C'est un volet important de la stratégie touristique de la ville.

Il y a quantité d'évènements centrés sur avoir du fun quand le soleil se couche.  J'ai déjà parlé de l'IglooFest et Montréal en Lumière.  Quantité de festivals programment les chaudes soirées d'été.  Il y a aussi des trucs éclectiques comme les partys raves comme Black & Blue (que j'te vois pas aller là !) et le Bal en Blanc où on s'habille tout de blanc et on apporte son pique-nique dans un endroit gardé secret jusqu'à la dernière minute.

Monia et moi avons rarement profité du night-life. Quand nous étions à Montréal, Monia était étudiante et moi, je faisais deux heures de route par jour pour mes allers-retours au travail.  On profitait surtout du evening-life.  Plus tard, même en weekend à Montréal, notre mode de vie active nous a toujours porté à répondre à l'appel du lit très tôt.  En fait, chaque fois qu'on a profité du night-life de Montréal, c'était parce qu'on se levait avant l'aube pour battre le pavé pendant que la circulation est au minimum et surtout en attendant que les restos ouvrent pour le petit-déjeuner et notre premier café.  De temps en temps, on se fait un petit weekend hivernal en réservant un hotel douillet dans le centre-ville.  Une année, c'était l'Igloofest, un gros happening de DJ en plein-air dans le Vieux-Port, on est allé se coucher à la place.  Une autre fois, c'était pendant Montréal en Lumière.  En sortant du spectacle de Pierre Lapointe à la PdA, on avait idée de profiter de la Nuit Blanche (quel bon timing!) pour parcourir les expositions et performances gratuites qui tapissent la ville pendant cet évènement.  On a marché directement jusqu'à l'hôtel et on est ressortis que le lendemain un peu avant l'aube, alors que tout était terminé.  Plates de même...

Quand vient le temps d'aller dans un bar, il faut vraiment se questionner sur le but de l'objectif de la chose.  En vieillissant, j'ai vite commencé à trouver que c'était un peu nono de sortir entre amis pour se retrouver dans un endroit où la musique est si forte qu'on ne peut converser à moins de se crier dans les oreilles.  C'est un peu comme essayer de faire un souper entre amis avec de très jeunes enfants.  On se donne beaucoup de mal pour souper ensemble pour finalement constamment interrompre la conversation pour essuyer un dégât, donner du lait à un, régler un conflit, ramasser du régurgi et du vomi, consoler l'autre et s'obstiner pour que les enfants mangent encore trois bouchées.  On mange froid, toutes les conversations restent inachevées et après il faut tout nettoyer au boyau d'arrosage.  Quand tu étais encore jeune, personne dans la famille n'a suivi mon excellente suggestion de cesser ces repas pour les remplacer par des après-midi en famille où tout le monde retourne souper chez-lui.  Vous avez fini par grandir et c'est enfin agréable de manger tous ensemble, mais vous êtes toutes et tous en train de nous quitter.  Là, on rêve juste de faire un pique-nique avec toute la gang dans le Parc Angrignon.  On aime donc ça se donner du trouble. Mais on s'éloigne du sujet, on parlait des bars.

Aller dans un bar, oui mais pourquoi alors  ?  Danser au son de la musique ? On peut très bien faire ça dans sa résidence avec l'avantage qu'on choisit la musique.  Mais danser, c'est toujours plus agréable en groupe et ça justifie de le faire dans un bar.  Les bars qui sont vraiment conçus pour la danse, ne sont conçus que pour ça: c'est sombre, ça flashe et c'est tonitruant.  Impossible d'échanger deux mots sans s'égosiller, mais si vous voulez danser, dansez ! Plusieurs y vont pour flirter, mais j'ai mes gros doutes quant au taux de succès d'une rencontre basée sur l'appréciation de gestes frénétiques sous des lumières stroboscopiques. Il faut savoir que les bars où on peut parler et s'entendre sans crier ont rarement une piste de danse et une musique vraiment appropriée au défoulement collectif.  Y danser dans le milieu de la place nécessite une bonne confiance en soi.  Ces bars plus tranquilles proposent souvent une ambiance avec une musique de fond branchée et un éclairage tamisé.  Il faut vraiment vouloir une ambiance, surtout si la Coors Light est 6$.    Il y a les bars sportifs qui permettent de communier au grand rite du sport télévisé en grand groupe.  Quand le match est enlevant, c'est une belle alternative au billets inabordables et une meilleure raison de fréquenter un débit de boisson.  Il y a de bons bars musicaux où on propose des performances live, souvent avec des artistes "covers" (qui reprennent les succès des groupes populaires), mais aussi par des groupes connus. Garou, Pascale Picard et compagnie ont tous commencé en faisant les bars.  Encore là, il ne faut pas s'imaginer avoir une discussion profonde pendant ces shows, mais c'est souvent un excellent divertissement entre amis.

Il y a des bars ludiques, comme les salles de billiards qui permettent de bien mélanger les groupes en permettant aux moins bavards de se concentrer sur la table et les plus dissipés de se contenter de regarder en papotant derrière les joueurs.  D'autres bars sont vraiment originaux.  Quand nous étions à Montréal, on a souvent passé de belles soirées au "Passez Go" qui proposait des dizaines de jeux de société pour s'amuser entre amis.  Ce bar n'existe plus, mais il y a maintenant Randolphe sur la rue St-Denis qui propose un concept similaire.

Où vont les gens quand les gens sortent ?  Le Boulevard St-Laurent qui divise la ville dans son axe est-ouest (A) aligne plusieurs bars branchés.  C'est là qu'on voit les plus longues files d'attente le vendredi et le samedi vers 23:00.  Une tenue à la mode est attendue dans ses établissements, comme sur la rue Crescent où on trouve une clientèle plus anglophone. Sur St-Denis au sud de Sherbrooke (le Quartier Latin), on trouve des bars plus conviviaux où les jeans et le T-shirt sont monnaie courante. Le Saint-Ciboire et le Saint-Sulpice s'accommodent bien de la clientèle étudiante. C'est aussi le cas des Deux Pierrots, sur la rue St-Paul dans le Vieux Montréal, une boîte à chansons assez survoltée où des chansonniers répètent éternellement les classiques du folklore québécois. Dans notre temps, c'était fréquent qu'on fasse monter un touriste anglophone sur scène pour se payer sa tête en essayant de lui faire répéter des bouts de chansons grivoises ou blasphématoires.  Ta mère a renversé sa bière sur moi à plusieurs reprises dans ce bar survolté.



Parlant de ta mère, elle a vécu à Montréal quelques mois en même temps que Monia et moi pendant ses études. On faisait des activités ensemble de temps en temps. Une fois, elle et Monia ont décidé d'aller dans un bar près de chez-nous et elles se sont retrouvées dans une espèce de fête country-western. Ce soir-là, il y avait un cheval dans le bar ! Une autre fois, encore dans notre quartier, nous marchions sur Atwater en après-midi et on a décidé d'entrer dans un bar pour se réchauffer et prendre un verre.  Une fois assis, on s'est rendu compte qu'il y avait un film porno qui jouait à l'écran accroché dans le coin de la pièce. Le barman a stoppé le film quand il a vu les dames. Probablement que Monia et Isabelle étaient les premières femmes à entrer dans ce bar depuis longtemps.  Je ne me rappelle plus de la suite, mais on n'a pas dû s'éterniser. C'est pour dire qu'un endroit ouvert à des clients n'est pas nécessairement destiné à toutes les clientèles.

J'allais expliquer les rallyes-brasseries et la confrérie Buffalo qui ont sûrement fait baisser la moyenne générale à la faculté des sciences de l'Université de Sherbrooke à mon époque, mais je pense que je vais éviter d'élaborer, m'auto-imposer un contrôle parental et esquiver le sujet en laissant ton imagination extrapoler ce que renfermaient ces activités de groupe.  Toi qui a beaucoup de difficultés à démêler ta droite et ta gauche, je dirais que l'initiation Buffalo risquerait de nuire à tes ambitions de hockeyeuse et pour ce qui est des rallyes, je dirai juste que c'était une activité pédestre et que j'ai déjà été dans une équipe gagnante. Comme on le sait, j'ai toujours été bon dans les courses de fond, même de fond de tonne.

Sur ces mots qui confessent des passages de ma vie étudiante qui ne devrait jamais servir d'exemple, malgré ma réussite relative au bout du compte, je réalise que je suis en train de te jaser de débits de boisson et de travers à ne pas prendre, alors que je relatais trois paragraphes plus haut les soupers de famille où tu n'étais pas capable de t'alimenter seule et que tu répondais "Asas" quand on te demandait ton nom. Il me semble que c'était hier.  

Déguste chaque gorgée quand tu fais la fête.  Essaye d'éviter les fois où ça ne goûte plus rien et que tu recommences à t'appeler "Asas".  T'es capable d'être folle tout en restant sobre.  On t'aime avec toute ta tête, même quand tu fais la fête !

Le blogue a vraiment sombré dans l'enfer de l'alcool avec son N.  On essayera de se refaire une dignité avec le O.


26 août 2014

C pour Culture


Culture.  Te parler de culture physique serait d'une grande impertinence dans ton état de hockeyeuse aguerrie.  Te parler d'horticulture le serait tout autant en mon état d'inadapté du râteau et de la pelle.  Je propose plutôt de jaser de la culture de l'esprit.

S'il y a un grand avantage d'habiter la grande-ville, c'est bien d'être immergé dans une marmite culturelle bouillonnante.  C'est de loin ce qui me manque le plus 20 ans après mon exode vers Bromont.  Quand Monia et moi avons quitté la rue Ste-Marguerite pour venir habiter su'l'bord d'la track à Bromont, on avait la frousse de mourir d'ennui passé 16:30 et j'appréhendais les weekends dans le champ.  Il m'était difficile de laisser derrière moi la possibilité de voir un film, une exposition, une performance différente à chaque soir de l'année.  Cesser de voyager plus de deux heures par jour pour l'aller-retour au travail et l'attrait de la montagne ont vite occulté la perte de l'effervescence culturelle de la ville.  Aujourd'hui, un peu plus vieux et plus sensibles au décibels, on s'accommode très bien de la vie en campagne semi-urbaine, mais revenir à ton âge, je choisirais volontiers une adresse dans le 514 pour pouvoir profiter quotidiennement du feu roulant de culture qui anime la ville.

La culture, la culture, c'est bien beau, mais de kessé ?  Encore ici, bien du monde pourront critiquer ma définition, mais je dirais que la culture, c'est la nourriture de l'esprit.  Ça inclut tout ce qu'on apprend, mais surtout toute œuvre que l'humain crée et exprime qui a la faculté de stimuler notre cerveau qui peut le remettre en circulation en l'interprétant de divers façons.  Au centre de la culture, il y a l'art sous toutes ses formes: le dessin, la peinture, la musique, le cinéma, la littérature, le théâtre, l'humour, la mode vestimentaire, la sculpture, la gastronomie, l'architecture, la photographie, la danse, le cirque et même le sport. 

Architecture sur le Plateau Mont-Royal
On a tout ça en campagne quand on se déplace le moindrement, mais la ville, par sa concentration de civilisation est l'espace par excellence pour s'y baigner allègrement.  En fait, la ville offre plus de culture, parce qu'il y a plus de créateurs, mais surtout parce qu'il y a un plus grand public qui stimule plus de création.  Aussi, plus la ville est cosmopolite, plus l'offre culturelle est riche.  Les différentes ethnies apportent certes leur lot de créations typiques à leur civilisation, mais en plus, leur mode de vie ajoute parfois une nouvelle couleur qui constitue en soi une partie du spectacle.

Sans culture, la vie serait absolument insupportable. Quand nos décideurs mettent la hache dans la culture, ils sabrent dans le bonheur et nous ramènent à notre fonction biologique de base qui est vraiment aussi drabe que la pomme qui tombe de l'arbre fertilisant la terre pour la suite des choses (ça, c'est de l'agriCulture).

Montréal est un espace de culture très actif.  La langue étant un des récipients primordiaux de création, l'amalgame anglais-français (autrefois une collision) crée de brillantes étincelles particulièrement en musique. Tu vas me dire, oui mais ils finissent tous par chanter en anglais pour avoir du succès (Arcade Fire, Simple Plan).  Pas grave, dans l'Antiquité, ils auraient chanté en grec.  Ce qui est fascinant, c'est l'œuvre et l'influence importante de la dualité linguistique quand Régine Chassagne et Win Butler harmonisent leur voix.  C'est Montréal qui chante.  La proximité des États-Unis (le centre actuel du monde quoi qu'on en dise) est aussi un facteur qui influence Montréal tout autant que son fait français en Amérique.  Montréal, la grande résistante à l'envahisseur.  Toutefois, les perceptions varient vues de l'extérieur: les Américains trouvent que Montréal c'est le Paris nord-américain et les Européens trouvent que Montréal est le New York canadien.  C'est le côté insaisissable de la culture.  Au final, disons que Montréal est très cosmopolite et a créé le moins de ghettos possibles dans l'intégration des immigrants.  Ils s'agglutinent naturellement dans certains quartiers, mais c'est beaucoup moins pire que Paris.  Ça enrichit le mélange et on se retrouve avec des Rachid Badouri et des JoSH dans notre paysage.


Oui, mais comment profiter de toute cette richesse à partir de ta résidence étudiante ?  Bon, je concède que le gros des festivals se déroulent pendant la saison estivale: Francofolies, Juste pour Rire, Jazz, Nuits d'Afrique, Osheaga, Divers/Cité et j'en passe. J'imagine que tu reviendras en région pendant la saison d'été (dis oui, dis oui !).  Tout de même, l'hiver pendant que tu y es, il y a l'IglooFest (discothèque en plein air) et Montréal en Lumière (full d'activités pour tous incluant une nuit blanche avec full gratuités) qui essayent de sortir la ville de sa torpeur glaciale.  Mais ce ne sont pas vraiment des activités idéales pour des étudiantes à temps plein en pleine saison de hockey, n'est-ce pas ?  Ça ne veut pas dire que tu ne peux pas profiter de la vie culturelle pour autant.

Habitat 67
Juste se promener dans la cité est une expérience culturelle en soi.  D'abord, les gens qu'on croise dans la rue reflètent souvent les codes culturels de leurs origines: turbans, hijabs, robes colorées, kippas, dreads, manteaux d'hiver à 30 degrés, etc.  L'architecture est une exposition gratuite en plein air.  En marge des gratte-ciels, il faut remarquer (entre autres) les escaliers et les belles corniches dans les rues étroites du quartier Plateau Mont-Royal (entre Sherbrooke et Jean-Talon, entre du Parc et Papineau), le bizarroïde Habitat 67 (près du Pont de la Concorde - en s'en allant vers l'Ile Ste-Hélène) et les fabuleux domaines des riches anglais au pied du Mont-Royal (nord de Sherbrooke entre Guy et University) avec tout le campus de l'Université McGill.  Il y a bien plus, mais je m'en garde pour plus tard.  En opposition à cette beauté convenue, il y a les graffitis.  Une drôle de forme d'art, souvent vandale, parfois la vermine du mobilier urbain, mais parfois aussi l'expression colorée et très originale d'artistes marginaux.  Je suis toujours impressionné quand je regarde Infoman à la télé, car le réalisateur trouve toujours des graffitis magnifiques comme toile de fond pour Jean-René.  C'est un bel hommage à ces artistes silencieux.
Ravenscrag

Pour tout le reste, la musique, l'art visuel, le cinéma et les spectacles, ton adversaire est le temps.  Après tes cours, ton étude, tes pratiques, ton entraînement, tes parties de hockey et le social, il ne restera probablement que des miettes de minutes.  Le truc, c'est d'allier social et culture et par exemple, amener la gang voir un truc "culturel" qu'ils n'ont jamais vu.  Excellente activité de "team bonding". Ton deuxième adversaire est l'argent.  C'est bien beau la culture, mais un artiste, même si ça ne vit pas riche, il faut bien que ça gagne sa vie, sans compter le producteur, le distributeur, le promoteur et le vendeur de billets.  T'as eu beau travailler à la planche (la pognes-tu ?) tout l'été, ton budget n'est pas infini.  J'omets donc de parler de la Maison Symphonique, de la Place des Arts et des dizaines de musées et de salles de spectacles. Quand même, ton alliée ici, c'est ta carte étudiante qui va probablement te donner des rabais à peu près partout où tu vas passer.  Il y a aussi la carte Accès-Montréal (8$) qui donne un autre rabais (parfois additionné à la carte étudiante), mais tant que tu ne sais pas où tu auras le temps d'aller, ça ne vaut peut être pas la peine.  Reste à l'affût, il y a toujours des gratuités et des performances publiques surtout dans le Quartier des Spectacles.  Par dessus tout, observe et écoute, il y a de la culture partout.  C'est dans les yeux et les oreilles de l'observatrice que ça se passe.



J'ai gardé la bibliothèque pour la fin.  La Grande Bibliothèque (coin Maisonneuve, Berri) est une construction récente qui vaut le détour.  Les boiseries à l'intérieur invitent à la contemplation des rayons de livres et constitue un espace suffisamment paisible pour lire et étudier.  Il y a sûrement une bibli à André-Laurendeau et à ta place je l'étudierais en profondeur.  Y a-t-il de bonnes tables de travail, y a-t-il des recoins super tranquilles, y a-t-il de petites salles fermées pour les travaux d'équipes, y a-t-il un rayon d'ouvrages de références, y a-t-il le wifi ?  Je trouve qu'avec ces millions de mots organisés en rayons, c'est l'endroit par excellence pour étudier et faire ses travaux.  J'ai dû passer des centaines d'heures à la bibliothèque pendant mes études, le plus souvent penché sur un cahier sur la table de travail la plus éloignée de la porte à faire des problèmes de calcul différentiel, à lire un chapitre pour rattraper ou préparer le prochain cours ou à rédiger un texte à remettre.  Parfois, j'allais me perdre dans les rangées pour feuilleter des livres sans rapport à mes cours (mais c'était bien avant Internet).  L'atmosphère, l'odeur des livres, la tranquillité mêlée aux murmures d'étudiants affairés, la proximité des aires d'apprentissage, je ne sais quoi, mais j'ai toujours adopté la bibliothèque pour travailler.

La Grande Bibliothèque

Ça nous fait un assez long C finalement...  J'ai déjà hâte au DD pour Défense ?  D-Fence !  D-Fence !  D-Fence !