Olympiques. Probablement la lettre la plus facile à deviner. En anglais, on surnomme le Stade, le "Big O", ça allait de soi...
9 ans après l'Expo (E), la présentation des Olympiques à Montréal en 1976 confirme Montréal comme ville du monde. L'évènement fût un succès, malgré un stade incomplet avec juste une base de mât. Ça aurait pu faire la risée de la ville, mais je pense que le succès des compétitions a réussi à occulter ce gigantesque accroc architectural. C'est la Roumaine Nadia Comaneci qui fût la vedette incontestée avec ses performances aux notes parfaites en gymnastique qui était présentée au Forum de Montréal (H), l'endroit tout indiqué pour briller.
Après deux belles semaines de compétitions, la visite retourne chez elle et ça laisse un grand vide. Il a vite été rempli, car le Stade était déjà promis aux équipes professionnelles de la ville. Le grand vide s'est plutôt fait dans les poches des contribuables. On pourrait probablement remplir le stade avec les billets de banque qui représentent la facture de la construction du parc olympique. Pendant la construction, des irrégularités dignes de la Commission Charbonneau ont été observés sur les chantiers, des fournisseurs profitant de l'immensité du projet pour s'y graisser la patte. Faire 4 fois le tour du chantier avec le même chargement de gravier pour charger le quadruple du prix par exemple. C'est en 2006 (30 ans après !) que la dernière taxe sur les cigarettes a été retirée pour enfin tirer un trait sur la dette reliée au projet de construction.
Après deux belles semaines de compétitions, la visite retourne chez elle et ça laisse un grand vide. Il a vite été rempli, car le Stade était déjà promis aux équipes professionnelles de la ville. Le grand vide s'est plutôt fait dans les poches des contribuables. On pourrait probablement remplir le stade avec les billets de banque qui représentent la facture de la construction du parc olympique. Pendant la construction, des irrégularités dignes de la Commission Charbonneau ont été observés sur les chantiers, des fournisseurs profitant de l'immensité du projet pour s'y graisser la patte. Faire 4 fois le tour du chantier avec le même chargement de gravier pour charger le quadruple du prix par exemple. C'est en 2006 (30 ans après !) que la dernière taxe sur les cigarettes a été retirée pour enfin tirer un trait sur la dette reliée au projet de construction.
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Le Stade, c'est le genre de monument qui ne fera jamais l'unanimité. Plusieurs le trouvent horrible, aimeraient le voir détruit. D'autres reconnaissent qu'avec un toit fonctionnel, on pourrait le rentabiliser. Mais personne ne niera que c'est un symbole important pour la ville. Quiconque aperçoit le stade au début d'un film sait que ça se passe à Montréal. Malheureusement, comme dans cette entrée de blogue, on se rappelle plus du coût, du toit qui déchire et de l'entretien permanent que des trois semaines où Montréal fût un peu le centre du monde.
Impossible de parler du Stade, sans parler des Expos. La vie relativement courte de la franchise à Montréal a laissé un souvenir important dans la ville. Fondé en 1969, le club a quitté la ville en 2004 pour Washington. On pourrait dire que Patrick et Léo, en assistant à un match des Nationals cet été, ont un peu vu les Expos. Après les Olympiques, ce sont vraiment les Expos, et dans une moindre mesure les Alouettes, qui ont mis de la vie dans ce grand trou sombre en béton.
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Tout le monde de ma génération se souvient du 19 Octobre 1981. Les Expos avaient atteint la Série de Championnat de Ligue Nationale, la seule fois de leur histoire. Ça c'est comme atteindre la demi-finale de la Coupe Stanley, mais avec seulement 4 équipes qui font les séries à l'issue de la saison (c'est plus facile que ça aujourd'hui, mais dans mon temps...). Je me rappelle encore avoir couru jusqu'à la maison à la fin de mes classes de Sec 2 pour voir la fin du match qui se déroulait au stade en après-midi devant plus de 60000 spectateurs (qui ne travaillaient pas et moi je devais aller à l'école, grrr). 1-1 en 9e manche, Rick Monday des Dodgers frappe un circuit qui mate les Expos dans le match décisif. On a parlé longtemps du choix du coach d'utiliser un lanceur partant au lieu d'un releveur pour cette 9e manche fatidique, mais c'est un vieux débat. Je me souviens encore des yeux de Steve Rogers qui regarde la balle qui se dirige derrière la clôture du champ gauche...
Un autre lanceur québécois a fait l'équipe dans les années 90. Après Toronto et Cleveland, Denis Boucher termine sa carrière à Montréal. Il a lancé dans 35 parties au baseball majeur, dont 15 avec les Expos. J'étais là pour sa première partie au Stade en 1993 comme lanceur partant. J'aime bien cette anecdote, car elle démontre que l'attrait de Monia comme spectatrice de sport professionnel se limite à me faire le plaisir de m'accompagner et que c'est vraiment un effort par amour. Je me souviens que nous étions assis le long de la ligne du 3e but. Pas des excellents billets, mais pas trop mauvais non plus. 48000 spectateurs environ, belle ambiance. Après 5 manches, ça va très bien pour Denis Boucher, mais c'est à la sixième manche que ça se corse. Coureurs aux 1er et au 3e, aucun retrait, 2 balles, 2 prises. Le receveur va au monticule pour calmer le jeu et s'assurer de la stratégie. Tout le monde est au bout de son siège de plastique. Monia se lève. "Où vas-tu ?" "Aux toilettes." "Na, non, tu peux aller à la toilette là, c'est le premier moment crucial du match, on veut savoir comment il s'en sort" "Ouain, b'en moi, je vais à la toilette, en plus, il n'y aura pas de ligne d'attente si tout le monde est ici à regarder ce qui va arriver" "...". Denis Boucher s'en est sorti sans accorder de points, mais tout ça était réglé quand Monia est revenu de son p'tit pipi...
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Ça fait le tour du O rempli de vieilles anecdotes de monocle qui rajeunit pas. On arrive déjà à P.
Moi aussi, j'ai travaillé au baseball des Braves de Cabano mais c'était dans la cantine mobile. Il s'agissait d'un vieux camion de lait recyclé en cantine. Pendant le transport, je m'asseoyait sur le comptoir entre la plaque à hot dog et la friteuse. À chaque bosse, la plaque et le couvercle de la friteuse se soulevait un peu...on peut imaginer que je n'étais pas attachée non plus.
RépondreEffacerMerci Éric pour tes beaux textes, c'est un plaisir de te lire. Isabelle
Ma gâterie de temps en temps entre deux parties: un sac de frites molles avec mayonnaise et poivre.
EffacerBon j'avoue qu'Olympique c'était assez évident comme choix de mot... Mais oreille c'était quand même une bonne idée! En même temps, je tiens à dire que le dessin de O est trop cool.. woah! Personnellement, je ne trouve pas le stade si laid, et je crois que s'il est autant dénigré c'est parce que nous, les Québécois aimons bien chialé et nous dénigrer. Par exemple, le choix de l'entraîneur des Expos il y a 33 ans!!!
RépondreEffacerTu m'as donné envie de retourner manger des insectes dans un suçon... C'est vrai que mes souvenirs sont assez vagues quant aux musées sur lesquels le stade s'écrasera un jour! Je ne savais même pas qu'il y avait un planétarium!? Selon moi, Aster est plus intéressant; au moins on peut voir les étoiles..!
Sérieux. Mettre un lanceur partant en relève... Je n'aurais pas fait ça. Pour le O, il est vraiment cool. C'est un ruban de Moëbius (On est toujours sur les deux faces à la fois).
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